Hakim Ajimi aurait du se laisser tuer ? "Nous quittons le tribunal et vous laissons entre vous"

Publié le par Idées à coudre

 

 

 

 

"Il aurait dû [...]  se laisser interpeller", (.... quand il mourrait?)

Luc Girard, avocat du policier municipal qui avait aidé à menotter Hakim Ajimi.

 

 

source :  Le Nouvel Observateur, 19/01/2012,

URL: http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120118.AFP4828/mort-lors-d-une-interpellation-choquee-par-les-requisitions-la-famille-d-hakim-ajimi-boycotte-l-audience.html

 

 

 

  Mascarade au tribunal de Grasse 
photo-hakim-ajimi.jpg
source image: DVD JUSTICE ET VERITE POUR HAKIM AJIMI, Regarde à Vue
t Le Forum Social des Quartiers Populaires, 2009, 40 min.


Mascarade au tribunal de Grasse NOUS QUITTONS LE TRIBUNAL, NOUS VOUS LAISSONS ENTRE VOUS
   Communiqué du Comité Vérité et Justice 
pour Abdelhakim AJIMI
Jeudi 19 Janvier 2012
A Grasse, tout au long de l’audience, le juge Robail a affiché ouvertement sa connivence avec la police. Les faits sont pourtant avérés :
Abdelhakim AJIMI est mort d’un acharnement des policiers sur sa personne et d’un refus de lui porter secours.
Tous les témoignages sont édifiants. Les expertises accablent les policiers inculpés.

Les procès verbaux de ces derniers sont contradictoires, de même que leurs propos à la barre. Malgré tout, les policiers bénéficient de la complaisance du tribunal. Le Procureur de la République, a pourtant
insisté sur la « responsabilité évidente des policiers dans la mort d’Hakim »
et a repris la qualification d’«inhumanité » mise en avant
par la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité. Malgré cela, il requiert des peines minimes, sans commune mesure
avec la gravité des faits qu’il avait auparavant lui-même exposés. Ces maigres peines sont : - J.-M. Moinier : 1 an à 18 mois avec sursis simple - W. Lebeaupin : 18 mois à 2 ans avec sursis simple - J. Manach : 6 à 8 mois avec sursis simple - B. Julien : 1 an avec sursis simple - A. Bekhira : 6 mois avec sursis simple. Pire, de simples peines de principe ont été requises pour les policiers stagiaires M. Authier-Rey et P. Locatelli. Ainsi fonctionne l’institution judiciaire française lorsqu’elle doit juger des crimes policiers. NOUS QUITTONS LE TRIBUNAL, NOUS VOUS LAISSONS ENTRE VOUS. Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim AJIMI Contact : comite_hakim_ajimi@riseup.net

source : Agence IM'média

 

 

"ASSEZ D’INTERPELLATIONS MORTELLES ! ASSEZ D’IMPUNITES POLICIERES ! ASSEZ DE MASCARADE JUDICIAIRE !

IL FAUT QU’CA CESSE !

 

Un climat de rage gronde dans nos quartiers et dans nos cœurs…et la question qui tourne dans nos têtes : A QUAND LE PROCHAIN EMBRASEMENT DES BANLIEUES ?

 

Pour celles et ceux qui se sentent concernées et qui vivent les injustices en banlieues dans une indifférence politique générale, c’est l’indignation et la révolte qui hantent nos esprits et qui se transmet de manière irréversible…


Alors qu’en début de semaine on apprenait la mort de Wissam El Yamni(30 ans) à Clermont-Ferrand, survenue une semaine après son hospitalisation consécutive à une interpellation policière datant du 1er Janvier 2012 ; que le lendemain mardi 10 janvier, c’est à Aulnay –sous-Bois qu’un drame similaire arrachait un fils à sa famille et ses proches, lui aussi mort des suites d’une interpellation policière ; Que de nombreuses affaires semblables traînent depuis des années, que ce soit l’Affaire Ali Ziri, l’affaire Abdelhakim AJIMI, l’affaire Abou Bakari Tandia, l’affaire Mamadou Marega, l’affaire Lamine Dieng… et prennent des tournures juridiques qui font redouter le pire à leurs familles et aux comités de soutien : non-lieu, acquittement, oubli, mépris….

 

Nous ne pouvons ni rester silencieux,ni rester sans rien faire ! Il faut qu’ça cesse !


Le sentiment d’injustice et d’impunité gangrène les générations des quartiers qui se succèdent…et chaque jour, en ouvrant la radio ou son poste de tv, il devient « banal » d’entendre des commentaires et autres récits journalistiques « de nuits d’échauffourées, de violences ou d’émeutes » vécues dans tels ou tels quartiers…sans qu’on s’émeuve ou qu’on enquête sérieusement sur les raisons et le contexte pour expliquer ces évènements !

L’alliance Médias – Police- Justice se fait alors jour sans complexe, avec ses versions entendues « problèmes cardiaques, connu des services de police, interpellations difficiles, individu violent, délinquant, drogué, suicidaire, les cameras de surveillance n’ont pas fonctionné… »...Et que dire du bouclage que subissent les quartiers et leurs habitant-e-s - sorte de punition collective - quand ce type d’injustice frappe !?

 

On nous plonge dans une atmosphère populiste « de peur et de guerre larvée » : il y aurait d’un côté ceux qui font appliquer la loi et sa justice, et celles et ceux qui l’enfreignent forcement… rendus ainsi naturellement responsables de leur malheur… L’axe du bien n’a pas à prouver son innocence, de même que les habitant-e-s des quartiers restent les éternels fauteurs de troubles, parasites et suspects … Quand les seules relations sociales qui relie un Etat à une partie de son territoire à sa population se résument à des rapports policiers et juridiques, quand Impunité rime avec Légitimité du coté de la Police….Nous, de l’autre côté d’la rue, nous devons nous rassembler, nous réunir et nous organiser.

Car qui s’en émeut à part les concernés, les familles, les proches, et des militant-e-s associatifs et politiques ? Et pourtant il ne s’agit pas que de l’affaire des quartiers !

L’actualité juridique concernant certaines affaires, dont l’affaire ZIRI et l’affaire AJIMI – dont le procès des policiers responsables de la mort de Abdelhakim AJIMI se déroulera du 16 au 20 janvier 2012 à Grasse, doit nous amener, dans les semaines qui arrivent, à nous rassembler, collectifs, associations, organisations, dans un effort collectif de solidarité et d’actions communes et fortes.

 

C’est pour cela qu’après nous être réunis lors du rassemblement du 14 janvier en soutien à l’affaire Ziri (risque d’un non-lieu… !), nous nous rassemblerons ensemble le vendredi 20 janvier 2012 à Paris– dernier jour du procès dans l’affaire AJIMI - en solidarité à la famille AJIMI qui se bat avec courage depuis 4ans, pour honorer la mémoire de Hakim, et pour faire entendre nos voix sur le traitement médiatique, juridique et politique de ces affaires.

 

Nous sommes convaincus qu’il n’y a que le rapport de force politique et médiatique qui fasse de la question des violences policières une réelle question nationale. C’est à cette condition que nous pourrons faire « bouger » ces affaires et infléchir leur traitement juridique, et qu’enfin les familles puissent faire leur deuil.

Assez de paternalisme politique dans ce type d’affaires, nous ne voulons plus de dialogue entre Intermédiaires – que ce soient les soi-disant « Représentants de l’Etat » ou les « Représentants des banlieues » fantoches et complices.

 

MOBILISONS-NOUS : POUR DENONCER L’IMPUNITE POLICIERE ET FAIRE ENTENDRE QUE LES COLERES GRONDENT ET S’ORGANISENT…. NOUS NE RESTERONS PAS SANS RIEN FAIRE !

RETROUVONS- NOUS :

A PARIS LE VENDREDI 20 JANVIER A 19H– FONTAINE DES INNOCENTS

A GRASSE du 16 au 20 JANVIER 2012 – et en particulier les 19 et 20 derniers jours du procès des policiers Contact comité grasse : comite_hakim_ajimi@riseup.net

Sont actifs dans ces initiatives : Comité Ali Ziri, Comité Lamine Dieng, comité Mamadou Marega, Comité Abou bakari Tandia, Résistons ensemble, Indignés, PIR, NPA, Alternatifs, Fase, Ni macho ni proxos, ACLEFEU, MIB 34, réseau FSQP, MIB",

 

source : http://fsqp.fr/ 19/01/2012

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Marcel Dubois 02/02/2012 19:43

"Pourquoi cette conjonction uniforme entre le système judiciaire et la législature? C'est parce que la séparation entre les deux est nominale, elle n'est pas réelle. Le système judiciaire reçoit
ses postes et ses salaires des mains de l'exécutif et de la législature, et il ne doit son caractère officiel qu'à la législature. Il est entièrement indépendant du peuple en général, (dont les
plus hauts intérêts sont la liberté et la justice,) et entièrement dépendant de ceux qui ont bien trop d'intérêts qui ne collent pas avec la liberté et la justice. Si une réelle et entière
séparation du système judiciaire et des autres branches pouvait avoir lieu, nous pourrions alors espérer que leurs décisions, dans une certaine mesure, limiteraient les usurpations de la
législature, et promouvraient le progrès dans la science de la loi et du gouvernement.

Qu'un seul de nos juges actuels, (comme le suggère Mr. Christian,) "démissionnerait" plutôt que d'être auxiliaire à l'exécution d'un acte de la législation, qui, comme l'édit de Hérode, exigerait
que tous les enfants sous un certain âge soient tués, nous ne pouvons pas en être certains. Mais ceci nous le savons -- que nos juges n'ont jusque-là pas manifesté la moindre intention de
démissionner pour éviter de déclarer que ce qui suit est la loi, que "les enfants de deux ans et en-deçà," peuvent être arrachés pour toujours de la protection parentale qui est leur droit de
naissance, et soumis pour le restant de leurs jours à des outrages que tous les hommes civilisés doivent considérer pires que la mort. "

- Lysander Spooner, abolitionniste de l'esclavage, parlant en 1845, 20 ans avant la fin de l'esclavage, de la complicité du système judiciaire américain.

http://comedieus.blogspot.com/2010/10/tradition-du-droit-naturel-et.html

"Il sera par la suite montré que cette "évidence" n'a jamais été niée par le peuple de ce pays, dans leur constitution fondamentale, ou de toute autre manière explicite et claire. Au contraire,
elle a été réitérée, par lui, chaque année, chaque jour, chaque heure, pendant les dernières soixante-neuf années, de toutes les manières possibles, et de la manière la plus solennelle possible. Le
4 juillet 1776, il l'a affirmé collectivement, en tant que sa justification et son autorité pour l'acte le plus important et le plus responsable de tous dans l'histoire du pays. Et cette
affirmation n'a jamais été retirée par le peuple. Nous avons pratiquement réaffirmé la même vérité dans la quasi-totalité des constitutions que nous avons adoptées depuis. Nous l'avons pratiquement
réaffirmée dans la constitution nationale. C'est une vérité qui vit sur les langues et dans les cœurs de tous. Il est vrai que nous avons, dans la pratique, été injustes au point de priver les
bénéfices de cette vérité à une certaine classe de nos voisins. Mais même à cet égard, cette vérité n'a fait que partager le destin habituel d'autres vérités. On ne leur permet qu'une application
partielle. Malgré tout, cette vérité seule, en tant que vérité, n'a jamais été niée par nous, en tant que peuple, sous la moindre forme authentique, ou autrement que de manière implicite dans notre
pratique dans certains cas particuliers. Si elle l'a été, dites-moi où et quand. Si elle ne l'a pas été, elle est toujours la loi; et les tribunaux sont forcés de l'administrer, en tant que loi,
impartialement pour tous.

Nos tribunaux ne voudraient d'aucune autre autorité que cette vérité, reconnue en tant que telle, pour remettre en liberté tout individu, autre qu'un individu de sang noir, dont nos gouvernements
prétendraient autoriser la mise en esclavage par un autre. Pourquoi alors, n'appliquent-ils pas la même loi en faveur de l'Africain? Ce n'est certainement pas parce que la loi n'est pas la même
dans son cas. C'est simplement parce qu'ils ne l'appliqueront pas. C'est parce que les tribunaux font partie d'un accord, prédominant dans la race blanche, mais qui n'est exprimé sous aucune forme
constitutionnelle authentique, que le noir peut être privé de ses droits au bon plaisir de l'avarice et du pouvoir. Et ils exécutent cet accord inexprimé au mépris de tous nos principes
constitutionnels de gouvernement -- tout notre droit authentique, affirmé, ouvert et fondamental."

- Lysander Spooner, toujours en 1845, pointant du doigt le double-standard hypocrite qui frappe les afro-américains en esclavage, et la complicité du système judiciaire.

http://comedieus.blogspot.com/2010/10/la-declaration-dindependance.html